RETOUR D’EXPERIENCE SECURITE : TRAVERSEE CONTINENT CORSE ET RETOUR

Les récits sur la traversée Continent Corse et retour en avion ou en ULM ne manquent pas, que ce soit au Club House de l'aéro-club ou sur les sites web et les forums. Chacun y va de son histoire, racontée, répétée, interprétée et parfois vécue.  Il n’est donc pas inutile d’apporter un témoignage concret assorti de quelques recommandations et de liens pour évaluer sa capacité de pilote et les capacités de sa machine à réaliser cette traversée maritime. C'est l'objet d'un article publié dans ULM Info de septembre 2016 dont vous pouvez prendre connaissance dans le bouton ci-dessous. Il s'y ajoute une plaquette d'information en français et en anglais.

 

Préalable

 

Le préalable est lié à la particularité de notre pratique : suivant le principe selon lequel l'ULM n’est pas certifié, nous volons sous notre responsabilité, tant au regard de nos capacités de pilotage que des caractéristiques de nos machines et des environnements survolés. Or la justification de cette particularité par les pouvoirs publics du point de vue de la sécurité, est la capacité à poser en campagne que confèrent à l’ULM ses caractéristiques de légèreté et de basse vitesse de décrochage. C’est pourquoi la position de la FFPLUM est que la gestion de la sécurité pour le pilote d’ULM doit être la conduite du vol en recherche permanente de minimisation des survols dits « hostiles » au sens aéronautique du terme.

 

Pour rappel, une zone hostile au sens aéronautique c’est :

1.       Hors de portée d’un terrain propice à l’atterrissage forcé en sécurité

2.       En portée de sites encombrés pour lesquels un atterrissage forcé ne garantirait pas la sécurité des tiers et des biens au sol. (En France : pas plus près que 1/2 nautique des zones urbaines signalées en orange sur les cartes OACI 500 000, voir entre-autres le décret du 20 octobre 2010 - référence la plus récente)

3.       Hors de portée des moyens permanents d’alerte et de secours capables d’intervenir en moins de 45 min. 

4.       En vertu de l’article 1 de l’arrêté du 20 décembre 2012, le survol maritime est classé systématiquement hostile lorsque l’aéronef est trop loin du rivage pour le regagner en cas d’arrêt moteur et dans tous les cas dès que l’aéronef s’en éloigne à plus de 15 fois sa hauteur de vol, et ce quelle que soit sa finesse.

 

Très concrètement, lorsque vous survolez le point MERLU situé à quasi équidistance entre le VOR de Saint Tropez et celui de Calvi, le point terrestre le plus proche pour une « vache » est à 95 km ou 51 nautiques. On comprend alors aisément que dans le cadre particulier de notre réglementation déclarative cette situation ne fasse en aucun cas partie de l’exploitation normale d’un ULM. C’est dans ce contexte que ce retour d’expérience vous est proposé, qui n’est en aucun cas interprétable soit comme un encouragement à une prise de risque soit comme une interdiction formelle des survols maritimes.

Déclarez votre propre expérience au REX.
Consultez les fiches REX qui ont été validées et publiées.

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